Sommet USA-Afrique: Défilé de Mode ou Eloignement aux Racines Africaines ?

Merci à la technologie et aux medias sociaux qui nous accordent d’opportunités de s’exprimer sur des événements ; jadis réservés à certaines catégories des personnes, particulièrement accédant facilement à ces aux technologies. Alors que ce continent est riche comme tant d’autres, sa gestion et son passé ont fait que la plupart d’africains soient éloignés de cette technologie qui a rendu cette planète à la dimension de mon village. Et la cause principale est-elle simplement liée à l’investissement ou manque des capitaux internes? Entretemps, mes pensées vont en premier lieu à ces innombrables africains qui accèdent difficilement à ces outils nouveaux d’interactions à échelle mondiale à cause du manque d’électricité, internet, vivre dans des zones moins stables etc.

C’est à travers ce développement spectaculaire de la technologique que ce bloggeur s’exprimer devant vous sur un sommet qui retient l’attention du monde entier. Tout de même, quels que soient ses bienfaits, cette technologie qui, en rétrécissant ce globe pourra aussi le polariser si rien ne fait dans plusieurs domaines pour nous africains. Loin de la marginalisation et d’un parcours moins désirable qui trouvent ses origines dans les politiques publiques dont a souffert la plupart des habitants de ce continent ; aujourd’hui, grâce à la technologie, internet et medias sociaux, il m’est possible de donner un avis sur cet ‘événement sans précédent’. Peu importe le fondement de son analyse, l’article réclame substantiellement une fois encore la justice sociale et économique que connaissent les autres et qu’a besoin l’Afrique et les africains indépendamment de leurs appartenance sociale. S’il aura fallu rendre juste aux africains, nos leaders ne devraient pas attendre ce ‘pèlerinage’ et rassemblement des 40 chefs d’Etats.

Au deuxième jour du sommet USA-Afrique, l’article se permet de l’assimiler à un défilé de mode de nos présidents Africains à Washington. Cela surtout parce que le message clé qu’ils attendent d’un président américain qui a ses origines africaines a été clairement annoncé en 2009 à Accra, Ghana. Et d’ailleurs, la plupart de ces chefs d’Etats étaient présents ce jour car ils sont reconnus pour s’accrocher au pouvoir au-delà des limites prévues. Peu d’entre-deux ont quitté leurs postes depuis 2009, alors que le Président Barack Obama ne pourra jamais aller au-delà de deux mandats quelles que soient ses réalisations ou les perceptions américaines.

Le message d’Accra était que l’« Afrique a besoin d’institutions fortes à la place des hommes forts ». C’était vraiment suffisant comme conseil de la part d’un président américain qui a intérêt que le continent dont il reconnait ses origines puisse se relever et aller de l’avant. Le reste me semble entrer dans le domaine d’intérêts d’Etats et de la politique américaine sur le plan international : l’investissement, la compétition avec les puissances économiques mondiales et surtout émergeantes ainsi que l’intérêt de prendre place et se positionner sur un marché aussi promettant qui est l’Afrique.

Le sommet s’assimile au défilé de mode car ces présidents « soudés et collés » devant les dossiers qui fâchent, décident aujourd’hui de se solidariser. La non-invitation de leurs homologues africains n’a jamais constitué un problème à débattre et en tirer un consensus comme ce fut le cas pour d’autres dossiers. Et l’article s’interroge si le sommet était plutôt focalisé sur les droits de l’homme, libertés d’expressions, les paradis fiscaux et les flux des capitaux africains vers ces paradis, l’inégalité et la redistribution de la richesse, la corruption…, combien auraient répondu à cette invitation ? Peut-être la majorité afin de convaincre ce partenaire puissant qui ne mâche pas ces mots quand il le veut.

Réduire ce grand sommet au défilé de mode serait peut-être une légèreté, je m’en excuse. C’est peut-être une raison du pessimisme à outrance lié aux convictions personnelles. Il est aussi soutenable que l’Afrique connaisse d’investissement diversifiés et pas seulement l’aide au développement. Il est un continent actuellement promettant dans différents domaines ; et même ceux des droits humains. Toutefois, il sied de reconnaitre que certains problèmes que connait l’Afrique sont en partie liés au poids d’hommes et individus qui pèsent lourds plus que les institutions étatiques. Maintes fois, on nous laisse croire que ces hommes sont super-naturels et quand ils quitteront, tout va s’effondrer. Et quelques fois, des situations pareilles arrivent car les Etats sont réduits et ont pour fondation une seule personne, dieu, seigneur et maitre de tout. Leur effondrement fait que tout s’écroule aisément.

L’investissement reste aussi important, mais il exige aussi un environnement certain qui garantit ces investisseurs de tout bord. En plus de cela, ces institutions qu’a besoin l’Afrique seraient à mesure d’asseoir des mécanismes visant à contrebalancer les hommes forts qui peuvent dérailler; mais surtout contraindre des flux illégaux de capitaux qui quittent l’Afrique vers des paradis fiscaux. Leurs estimations par rapport à l’aide au développement semblent dire fort en termes de manque à gagner qu’ils occasionnent.

La généralisation d’un continent à la dimension africaine serait moins balancée. Malgré tout, il est vrai que si l’Afrique connait des avancées économiques pour certains pays, leurs institutions semblent toujours avoir besoin d’un renforcement amélioré. En plus de cela, ces avancées dans le domaine de la croissance économique ne sont pas à la hauteur de son retard et balancent difficilement le niveau de la pauvreté ainsi que des inégalités sociales. Et malheureusement, il y a encore d’autres pays où les USA ne pouvaient pas considérer l’investissement au premier plan avant les droits humains, libertés d’expression ainsi que le l’établissement d’institutions fortes comme l’avait déclaré Obama à Accra.

Bien qu’il me soit difficile de disséquer la manière dont se définissent les politiques et priorités américaines en rapport avec le monde ; il est aussi vrai que ces dernières ne soient pas seulement définies en entier par son président. Si non, cet Etat reconnu pour être une grande démocratie occidentale s’apparenterait aux autres qui se font designer comme dictatures. Pour enfin signifier que la politique américaine n’est pas forcement dictée par le président actuel sur base des sentiments liés à ses origines. J’ose croire même que l’administration Obama toute entière donne des grandes lignes sur base des données tirées dans différentes institutions en charge d’élaborer les politiques publiques, privées et internationales. Nous faire croire que l’Afro-Américain s’est rapproché de l’Afrique serait à moitié convaincant.

Plutôt devant la percée d’autres puissances économiques sur le continent africain, les Etats Unis décideraient de changer ses stratégies. Pour rappel, ces dernières années, la Chine investit autant des milliards de dollars en Afrique. Les puissances Chinoises au même degré qu’Européennes se positionnent sur ce terrain longtemps perçu comme celui d’instable par la plupart d’investisseurs Américains. Les visites officielles Chinoises de haut niveau en Afrique ne cessent de s’augmenter comparativement aux USA reconnu longtemps de s’intéresser à la politique internationale que les chinois. Les chinois n’investissent pas seulement leurs capitaux, mais aussi ils apportent leurs mains d’œuvre jusqu’au point de contrôler des activités à petite échelle, longtemps réservées aux détaillants locaux. L’Afrique est alors devenue un terrain à compétition dont les puissances mondiales ne cessent de convoiter.

L’un de secrets de certaines puissances économiques émergeantes est de ne pas toucher les dossiers qui fâchent. Pour ce faire, ils sont quelque fois perçus comme de moins gênants dans les relations entre-Etats. On n’hésite pas de les appeler comme de vrais partenaires ‘non-donneurs de leçons’. La compétition sur ce terrain émergeant risque de prendre une forme de « Compétition Froide » au modèle du climat politique de l’après guerres mondiales. La logique normale pourra en déduire que dans le long terme, toutes ces puissances s’orienteront dans la l’attitude moins gênante qui n’apparait pas en donneurs de leçons aux Africains.

Sans pour autant soutenir l’attitude de rendre la coopération interétatiques en police internationale ainsi que l’organisation des leçons sans respect mutuel entre-Etats ; il est aussi remarquable que dans certaines circonstances, les questions qui abusent les droits fondamentaux sont jugées inopportunes par les dirigeants africains. Ces dirigeants peuvent, comme prétexte, utiliser ce passé douloureux qui a caractérisé les relations nord-sud pour mieux justifier leur victimisation. Si les puissances décideront de se taire devant les dossiers qui fâchent, c’est alors les droits humains, libertés fondamentales qui pourront en pâtir. J’ose croire que cette puissance qui défend les principes démocratiques ne lâcherait pas de prôner la démocratie au profit de ses intérêts économiques ; alors qu’il s’agissait d’une obligation morale entre Etats.

Pensez-vous autrement ?

 

Ntanyoma R. Delphin

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