Gouvernement Nyamugabo: Tout le Monde veut un Poste au Profit de?

L’annonce du Gouvernement Provincial du Sud-Kivu a été suivie par différentes opinions et chacun veut que son cousin y soit placé.  De débats au sein Médias sociaux n’ont pas exclus d’analyser l’appartenance socioculturelle de ces membres du gouvernement.

A mon avis, j’avais cru à l’émotionnel d’apprentis en politique qui fait que nous jugeons hâtivement les événements. Bizarrement, je trouve que même les politiques s’entredéchirent pour que toutes les formations politiques de la Majorité Présidentielle (MP) aient un poste dans ce gouvernement provincial. Il faut alors un gouvernement de 13+X (nombre de formations politiques ayant de base dans cette province) ?

Declaration AFDC

Même l’Alliance de Forces Démocratiques du Congo (AFDC) de Monsieur  Bahati Lukwebo aurait aussi haussé le ton. Alors que le Vice Gouverneur Gabriel Kalonda ainsi que le Ministre Provincial de l’Intérieur du nom de Mulimbalimba Luc Justice sont tous 2 membres de ce grand parti de la MP, certaines sources font croire que cette formation politique n’admire pas la manière dont les postes ont été attribués partagés.

Au même moment l’homme influent de Shabunda-Burega, Bulambo Kilosho aurait implicitement interprété ce gouvernement comme un signe précurseur de la fin de son carrière politique et son soutient inébranlable au Président Joseph Kabila. Ce dernier est le Président National du PANADER (Parti National pour la Démocratie et la République). A ma grande surprise, l’Union de Congolais pour le Progrès, parti cher à Monsieur Serufuli Eugène se lance dans les mêmes débats interminables de postes ministériels au niveau de la Province du Sud-Kivu.

La question qui me revient souvent est de savoir si toutes ces formations politiques, socioculturelles exigeraient un poste, combien en aurait ce gouvernement ? D’une manière spécifique, je ne saurai pas répondre à la question de savoir si l’intérêt général est la seule motivation qui fait que nos politiques défendent leurs causes ainsi le respect d’accords au sein de la MP mais aussi la médiatisation de ces discussions qui auraient fait l’objet de discrétions à l’interne? Est-il que nos politiciens conçoivent l’intérêt général de la façon « vulgaire » qui nous amène de voir si le nom de l’enfant de ma tante figure sur la liste du membre du gouvernement ?

Je me dis que c’est possible au vu du contexte socioculturel et politique de ce grand pays. Votre chance de trouver une clef dans les bureaux climatisés est en grande partie fonction de la « relation tante―neveu ». Dans ce cas, défendre l’ami, le cousin, la tante ou l’oncle est apparemment raisonnable ! Mon impression est que se lance dans ces débats me semble inopportun car je ne serai pas à mesure d’affirmer que ce gouvernement sera efficiente. Je conseillerais plutôt aux interlocuteurs d’exiger―défendre l’intérêt du peuple ordinaire. Considérer l’amélioration de notre vécu quotidien comme une priorité des priorités et au-delà des intérêts personnels/individuels/familles biologiques et politiques serait applaudie par tout ce monde dont les politiques croient portent leurs voies.

J’estime encore une fois que la redistribution équitable de nos ressources serait la meilleure façon de contribuer à la cohésion sociale. Les politiques peuvent-ils nous épargner de ces débats sans fin et ramener ceux qui touchent à l’intérêt du public comme la construction de ces routes dont la CICR veut nous apporter de bateaux spéciaux.

 

Ntanyoma Rukumbuzi Delphin

PhD Researcher in Conflict Economics

The Institute of Social Studies/

Erasmus University Rotterdam

Twitter: https://twitter.com/Delphino12

Blog: www.easterncongotribune.com

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