Noël en Retrospective

La célébration de Noël reste un événement important à travers le monde entier mais particulièrement pour les chrétiens. Il l’est spécialement dans cette partie du monde où je passais plus de temps entant qu’enfant et jeune. Il s’agissait d’un événement à célébrer pendant au moins 72 heures consécutives, du vendredi soir au dimanche après-midi. Tout au moins plusieurs services―messes se faisaient organiser.  Au moins un le soir de vendredi, 3-4 messes le samedi ; et le plus spécial le dimanche avant midi. Toutes les prédications possibles ont été prêchées et nous nous en réjouissions même dans les conditions difficiles. Les messes de nuit s’organisaient en dépit de délestage eternel ; ce délestage continue pour de milliers d’années.

Avec engouement, il fallait parcourir de dizaines de kilomètres à pied pour arriver au lieu de rencontre ; tout en étant heureux car le Noël restait un moment de partage, de rencontre mais aussi de prouver nos talents. Il fallait de semaines entrain de faire de répétition en chorales regroupant les villages proches. Les jeunes garçons et filles y prenaient part avec une motivation possible car leurs performances durant le Noël devaient plus compter. Nos ambitions n’allaient pas loin de cela car nos icones étaient ceux-là que nous connaissions durant ces moments merveilleux. Alors que les autres suivent d’événements importants aux écrans de télévision, de fois ces genres de moments pouvaient procurer une occasion de se positionner ou se faire voir. Un moment de contracter d’amitié pour de nouveaux projets comme…. Pour ce faire, les compétitions étaient intenses, avec dévouement mais aussi tenant compte de compétiteurs. On pouvait facilement reconnaitre que la chorale X est plus performante et que de notre tour, nous devrions nous y préparer autant que possible.

Avec toute une organisation de forme de Management récent, la célébration de Noël ne devait rien laisser pour mieux gérer tout le monde qui y prendrait part. Une ou deux grandes vaches sont abattus en vue de pourvoir de la viande à tous les participants. Il serait moins important de rappeler qu’il y avait moins de cérémonies par lesquelles le menu devait contenir celle-ci. Toutefois, l’objet principal de Noël n’était pas de satisfaire les besoins corporels que spirituels. La gestion de la cérémonie prévoyait de mécanismes de disponibiliser d’ustensiles pour les participants et ces derniers devraient se charger de trouver de l’eau à quelques mètres du village abritant la cérémonie. Dans ce cas, la division du travail entre jeunes garçons et filles ne tenaient pas pour autant. Bizarrement, la collecte de l’eau reste toujours dans les mêmes conditions―distant en Kms et nous nous sommes habitués car celui qui se charge de la vie publique cède souvent pour devant ses missions.

Cette expérience que je vous partage est d’il y a de dizaines d’années presque un quart de siècle. La cérémonie de Noël garde toujours la même valeur bien que nos habitudes ont changé. Nous sommes devenus de plus en plus criminels, antagonistes, répugnant et possédons tous les maux possibles représentant le monde sans valeurs humaines. Le contexte est devenu de plus en plus hostile comparativement aux années d’avant la guerre. Celui qui nous observe aujourd’hui dirait que nous sommes ou avons été inhumain durant de générations. Certes, nous gardons certaines de ces valeurs qui nous ont caractérisées dans le temps mais, dans la plupart de cas, personne n’aurait cru que ces mêmes individus enthousiastes, chanteurs, compétiteurs dans les églises seront ces hommes et femmes qui se comportent de la façon inhumaine.

Je ne questionne pas sincèrement que Noël et tout enseignement au sein des églises chrétiennes ou mosquées ne nous ont pas données selon leurs possibilités mais la faute est à trouver ailleurs. Sans faire l’avocat du diable, la faute est à mon avis du côté de celui qui a la charge de redistribuer les richesses nationales. Au fait, milles Noël peuvent être célébrer mais la vie humaine a besoin de vivre corporellement et cela ne dépend pas inévitablement de la vie spirituelle. Il y a des conditions primaires à remplir pour que l’être humain garde cette nature. Si non, devrions nous attendre à l’être humain-criminel souvent si certaines catégories de personnes monopolisent la jouissance de richesses qui sont publiques.

Je souhaite le Joyeux Noël à ses milliers d’enfants qui ont perdu les parents, ceux qui vivent dans les conditions misérables ; ces milliers de veuves et veufs, ces milliers de vulnérables qui n’ont pas d’idée de comment célébrer cet événement de joie et surtout pour les enfants. Ils sont nombreux, ils sont abandonnés et sans espoir. Pouvons-nous penser à eux et les voir comme les nôtres ?

NTANYOMA R. Delphin

PhD Researcher in Conflict Economics

The Institute of Social Studies/

Erasmus University Rotterdam

Twitter: https://twitter.com/Delphino12

Blog: www.easterncongotribune.com

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