NGBANDA : Quel traitement de choc pour son énième épisode de crises psychonévrotiques ? Par Rumenge Nt. Alain, M.Sc.

Introduction

Ngbanda et son APARECO vivent-ils mal leurs derniers bonds de vie ? La question vaille la peine d’être posée, car lorsqu’il y a un congolais, de surcroit un Munyamulenge qui ose décrier les mortifications du mobutisme en prenant la plume, Ngbanda et ses acolytes hallucinent et deviennent insomniaques.
Faignant toujours de faire croire aux congolais, qu’il est le seul qui détient les réalités de l’histoire de la République Démocratique du Congo, il pique sa crise de bouffées délirantes polymorphes, à l’instar de se « combattants » qui le suivent moutonnement. Il est très regrettable qu’au moment où nous accouchons ces lignes nous pleurons en même temps les nôtres – de femmes – s’il vous plait sans armes violées avant d’être tuées lâchement par les adeptes aveugles de l’idéologie génocidaire que prêchent Ngbanda et ses sbires. Nous allons dans les lignes qui suivent démontrer combien ses déclarations et prises des positions sont, non seulement erronées, mais
aussi foncièrement tendancieuses et rien que des avilissements.

Les platitudes de Ngbanda sur les Banyamulenge

Dans un long exposé monologique qu’il a posté dernièrement sur son Site Web, répondant à l’article de Me Muyoboke Mudumiza Cédric intitulée « Banyamulenge : éclaircissement sur les Migrations et la Nationalité », comme s’il était le « géniteur » des Banyamulenges, Ngbanda s’est époumoné en s’arrogeant le droit de converser sur l’origine du nom de Banyamulenge, manquant de quoi critiquer, le monsieur s’est permis de proférer d’extraordinaires platitudes, histoires d’un autre monde. Dans un faux fuyant, il parle de l’origine du nom Banyamulenge (qu’il nomme niaisement vocable) et insinue que le défunt député Munyamulenge Gisaro Muhoza Isaac Fréderic aurait influencé le feu Tabazi Rugama (paix à leurs âmes) étudiant en Histoire à l’Institut Supérieur Pédagogique de Bukavu et ce dernier a été le premier à utiliser le terme dans sa thèse de licence.

De même, s’agissant de l’antériorité de Banyamulenge sur le sol congolais qu’il reconnait d’ailleurs, car évoque-t-il des incrustations historiques antérieures (bien qu’il les qualifie des fausses) à la tenue de la Conférence de Berlin de novembre 1884 à février 1885, son origine, son inventeur ou je ne sais quoi encore, notons que, Ngbanda n’est pas la personne habilitée, ni à nommer ou renommer les Banyamulenges, ni à mettre en cause leur authenticité, car n’en a pas tout simplement, ni la qualité, ni la compétence. Il s’embourbe dans la confusion totale de tout ce qui est du Kivu et trompe les congolais déjà mal informés sur les réalités du terroir croyant avoir réussi ainsi sa mise. Soit !

Pour un petit rappel disons à ce monsieur que le nom de Banyamulenge ne date pas de cette période, plutôt date des années beaucoup plus antérieures à celles qu’il avance car, Mutambo (1997)[1] dans son livre « Les Banyamulenge : qui sont-ils?, d’où viennent-ils?, quel rôle ont-ils joué (et pourquoi) dans le processus de la libération du Zaïre»? citant Depelchin (1974, p. 70) qui avait précisé dans sa thèse que : « poursuivant leurs migrations vers les hauts plateaux de l’Itombwe, les pasteurs fondèrent leur premier village entre Sange et la localité de Lemera, actuel chef-lieu de la collectivité de Bafulero. Plusieurs années par après, ce village devrait être leur capitale si bien que leurs compagnons qui restaient derrière avaient référence pour les designer en les appelant Banyamulenge »[2].

Rumenge et Ngbanda originaires de l’Egypte 

Bien que tous originaires de « l’Egypte », le premier est Munyamulenge et second est Ngandi. Le ridicule ne tue pas, dit-on. « Les Ngbandi ou Sango, sont une population d’Afrique centrale, d’origine sud-soudanaise, vivant principalement en République Centrafricaine (RCA) et en République démocratique du Congo (RDC) », l’on peut lire simplement sur Wikipédia[3] la source très facilement accessible par tout le monde. Selon la même source, ils sont habituellement appelés Sango en République Centrafrique lorsqu’ils parlent le Sango et Yakoma lorsqu’ils parlent le ngbandi (forme dialectale) ou le Yakoma dans ce pays. Boyeldieu et Diki-Kidiri (1982), avaient indiqué que ce nom de Gbandi était un toponyme car « appartenant au groupe des peuples du fleuve ainsi que l’indique la signification de Mong Bandi : gens d’eau »[4].

Je n’avais jamais su qu’Honoré serait originaire il y a 300 ans de la Haute-Egypte[5]. C’est bien lointain pour que sa nationalité congolaise ne soit pas mise en cause. Quant à ma part, je ne sais pas combien des centenaires (peut être six, dix) depuis que mes aïeuls ont quitté l’Egypte ou l’Abyssinie ? Le sénégalais professeur Emérite historien et anthropologue Cheik Anta Diop de passage à Kinshasa en 1985, lors d’une conférence à l’UNIKIN m’avait appris que mes ancêtres – les Nilotiques – viennent de l’Egypte pharaonique. Après cette odyssée migratoire moi et lui nous nous sommes retrouvé dans ce qu’est devenue la RDC, moi sur la colline de Mulenge dans les Hauts plateaux du Sud-Kivu, lui dans une bourgade située sur la « rivière Ebola » (Boisselet, 2017)[6],un confluent de la Mongala dans l’ancienne province de l’Equatoriale. Autrement dit, moi d’en Haut à Mulenge et lui d’en Bas au bord de la tristement célèbre rivière Ebola. La question importante est de savoir, qui de mes ancêtres et les tiens sont arrivés premiers dans ce qui est devenu la République Démocratique du Congo. C’est bien ça les sources ou les origines de nos noms vénérable Ngbanda. Humm ! Chaque rivière a sa propre source, dit un adage africain.

Ngbanda et Mobutisme incarnation du mal zaïrois.

Pourtant, ayant régné sur le Zaïre d’une tyrannie inédite avec son oncle de Maréchal Mobutu, le puîné de l’aigle du Kawele plane dans des rétroprojections, aussi rétrogrades qu’anodines. En effet, tout le long du tricennal de règne du maréchal, le dinosaure cruel dictateur et son neveu de conseil spécial avaient plongé le pays d’Afrique disposant du plus grand potentiel de développement, en un des plus pauvres de la planète et la population entière dans une misère indescriptible, une situation chaotique qui fait que, jusqu’à ce jour et pour plusieurs générations les enfants de congolais payeront les conséquences de leur barbarie. La diversité culturelle est pour lui source des conflits alors que c’est une richesse sous d’autres cieux. Éloge Boissonnade (1990), l’avait bien vu et su, au point de qualifier les trente ans de dictature du Maréchal Mobutu « du mal zaïrois »[7].   Le chameau ne voit jamais sa bosse, dit un adage africain.

Dans sa réaction sur l’article de Muyoboke, l’ancien homme des sales besognes du régime sanguinaire du Marechal Mobutu, parle de « la problématique de cette affaire dite des « Banyamulenge » qui résiderait dans leurs tentatives répétées de l’arnaque de notre historique dans le but de s’accaparer leurs terres », de quoi se demander si Ngbanda réellement fût un homme d’état digne de ce nom. S’accaparer « leurs terres » pour les amener où ? Il y a de quoi comprendre notre grand frère, hanté par son passé même dans un sommeil par onirisme, il continue de naviguer dans les nuées du mobutisme comme s’il était toujours un « décision-maker ». Tient citoyen Ngabanda ! La loi n° 73-021 du 20 juillet 1973 portant régime général des biens, régime foncier et immobilier et régime des suretés telle que modifiée et complétée par la loi n° 80-008 du 18 juillet 1980, son article 53 stipule : « Le sol est la propriété exclusive, inaliénable et imprescriptible de l’Etat »[8]. Inutile de désinformer ou d’envenimer les paisibles hommes et femmes que vous avez clochardisés en insinuant des intoxications d’esprits à la mobutienne, croyant faire de la politique. Chers compatriotes, ouvrons les yeux et les bons, le fameux mobutisme est toujours en œuvre.   

Dans ses niaiseries l’homme qui se faisait surnommé « frère en christ Honoré » parle de l’usage abusif du mot « Communauté » comme si c’était un péché originel. Ngbanda ramasse du n’importe quoi croyant apprendre aux gens qu’il est encore vivant et capable de travailler, de penser, bref de tuer. Mais, il cogite dans son imaginaire, son vouloir, perdu dans un altostratus destructeur comme il en avait l’habitude. Il oublie que, le mot communauté se rapporte même aux Ngbandi Yakoma et Sango. Il désigne, selon les scientifiques ; « dans son acception la plus générale, le fait ou l’action d’être commun ou, plus particulièrement, l’existence de ce fait sur le mode du partage ou de la participation à l’intérieur d’un groupe humain, la notion de “communauté” emporte avant tout l’idée d’être ensemble, ou plus exactement de se sentir ensemble »[9]. Le Larousse française ajoute qu’il s’agit d’un : « Ensemble de personnes unies par des liens d’intérêts, des habitudes communes, des opinions ou des caractères communs »[10]. Et il va même plus loin en disant qu’il est, un « Ensemble des citoyens d’un État, des habitants d’une ville ou d’un village »[11]. Par exemple, selon nos colonisateurs « La Belgique comprend trois Communautés : française, flamande et germanophone »[12].

Quant à langue parlée, le monsieur donneur des leçons a aussitôt oublié ce qui lui concerne immédiatement cherchant à nous montrer que les langues tshiluba et kikongo sont des langues éponymes, il feint de ne pas citer sa propre ethnie qui montre une nette similarité avec les Banyamulenge comme nous l’avons démontré ci-haut leur dénomination est un toponyme, c’est-à-dire, « les gens de la Legbala)[13]. Par-là Ngbanda a eu bon d’avoir du temps de pouvoir dire de tout ce qu’il veut, mais ne convainc jamais les esprits épris de la bonne cohabitation communautaire, car les langues bantoues de toutes les populations transfrontalières africaines se chevauchent, s’interpénètrent et s’empruntent les us et coutumes.

Nous avons grandi sous le mobutisme, nous avons subi ses affreuses pratiques et anti valeurs sociales, nous connaissons combien le monsieur est une véritable bombe de fragmentations communautaires, par sa singularité de la désinformation, mais aussi et surtout sa mortification. Terminator (c’est par ce sobriquet que les Kinois lui reconnaissent ordinairement) n’hésitait pas à monter sur les chars des combats pour écraser les chrétiens marchant pacifiquement avec des rameaux et la bible à la main. J’en ai une très mauvaise réminiscence.  Ayant joué pendant longtemps le rôle du numéro 1 des services de renseignements du régime scélérate de Mobutu avec comme rôle principal « divide and impera », il n’est pas un homme de bonne intelligence, donc des concordes. Paranoïaque avéré, le sieur Ngbanda voit du rouge partout, autrement dit, un anxieux morbide à chaque éclat, signe et symptôme d’un psychonévrotique. Conseiller spécial, il est l’homme qui avait trompé Mobutu à Outenika 1 et 2 à ne pas avoir des accords avec Kabila autrement dit à ne pas céder les pouvoirs, au point où, à l’aéroport de Lomé Mobutu dans sa fuite avait refusé de le recevoir, le jugeant de traître (lui qui juge tout le monde des taupes),  car il avait fui bien avant[14]. Surement que même dans le subconscient Ya Mokolo doit avoir prononcer le « Tu quoque, mi fili, Brutus » de Jules César. Mabiii !!!

A bas l’obscurantisme de la « Mobutuité »

Sous une autre partie de son article, Honoré critiquant l’article de Me Cédric Muyoboke Mudumiza en regard de la migration des Banyamulenges, il évoque les écrits de Georges WEIS et Jean Hiernaux, l’anthropologue, il parle aussi de la terra incognita qu’était l’Afrique avant l’arrivée de Henry Morton Stanley entre 1874 et 1877. On s’attendait à ce qu’il nous brandisse des arguments scientifiques de taille pour nous montrer que les Banyamulenge sont des nouveaux émigrants qui sont arrivés en République Démocratique du Congo dans une vague récente après la conférence de Berlin avant qu’elle n’ait pas sa configuration actuelle et par ricochet qu’ils n’aient pas droit à la nationalité congolaise. Rien ! Je dis bien, absolument rien.

Au fait, à lire sieur Ngbanda qui d’ailleurs semble ne pas comprendre le milieu s’il serait sincère, il part des chuchotements que lui souffrent aux oreilles les xénophobes Kivutiens, pour proférer des futilités.  En effet, bravo Me Cédric, la République Démocratique du Congo a besoin des jeunes éclairés comme vous, ayant des idées émergentes pour être les lanternes de sa refondation. Ça vaut la peine quel que soit le prix à payer. La nation n’a pas besoins des nostalgiques dictatoriaux, vieux croulants comme Ngbanda, endoctrinés de la haine viscérale en regard de tout celui qui effectivement ou supposés aurait décrié leurs ignobles méthodes de gouvernance et qui les ont faits partir du pouvoir à cause de leur échec dû à une politique autodestructrice. Le Che Guevara l’avait si bien prophétisé depuis longtemps, cité par Euloge Boissonnade (1998), il aurait conclu sur la RDC qu’ « il s’agit d’avoir un caractère réellement bien trempé pour supporter ce qui se passe ici : ce ne sont pas les bons qu’il faut ici, ce sont des surhommes »[15].

Par ailleurs, dans ce même chapitre Honoré parle du fameux « lege lata » de la nationalité des Banyamulenges. Il évoque mélimélo les conditions fixées par l’article 6 de la constitution de Luluabourgqui l’attribue, à la date du 30 juin 1960, à toute personne dont un des ascendants est ou a été membre d’une tribu ou d’une partie de la tribu établie sur le territoire du Congo avant le 18 octobre 1908 et fusionne cette loi à celle qu’il nomme de  Barthélémy Bisengimana, qui aurait trouvé bon de régler le cas particulier des « Banyarwanda » en 1970. Je n’aurais pas aimé parler de cette histoire de la nationalité de Banyamulenge, car le sujet est « non-sens » et ces politiciens de l’acabit de Ngbanda qui l’évoquent à chaque fois font preuve des caprices d’une inspiration malicieuse et aveuglante. Loin de moi l’idée de vouloir moraliser frère Honoré, car il est imbu d’un esprit outrancier de nuisance quasiment impossible à faire réfléchir.

Toutefois, étant donné qu’il n’a pas été capable de jeter un discrédit sur les analyses de Me Cédric en ce qui concerne l’antériorité de migrations des Banyamulenges et d’autres communautés dans ce qui est devenu la RDC, le débat devrait être clos.  Davantage, l’opinion apprendra que, le Feu Gisaro Muhoza Frédéric que lui-même Ngbanda a invoqué dans son article est un Munyamulenge qui a été élu commissaire du peuple bien avant les années selon lesquelles lui-même attribue la naissance de ce nom. De même, le cas de Bisengimana tombe illico en désuétude car cette loi n’a aucun rapport avec les Banyamulenge, elle concerne les réfugiés Tutsis rwandais fuyant la révolution Hutue de 1959 au Rwanda. Quand le président fondateur signait une loi, faisait-il recours aux paisibles pasteurs Banyamulenge ?Suivez mon regard, sieur Ngbanda.La vérité est un lion, le mensonge est une hyène, dit un proverbe Maghrébin.

Par la suite, Ngbanda dans ce qu’on peut appeler ses critiques il allègue sur le point 5 de la déclaration des Banyamulenge lors du dialogue intracommunautaire d’Elaïs à Kinshasa (j’y était) en février dernier concernant la politisation de cette question de la nationalité par les politiciens Kivutiens en mal de positionnement, ainsi que la discrimination liée aux morphologies. Egalement, il épingle le spectre de la xénophobie dont les Banyamulenge seraient victimes. Sans s’attarder aux conflits transfrontaliers existentiels sur les 9 pays voisins au Zaïre de Mobutu, qu’on nous a tu de ne pas évoquer depuis longtemps, il est regrettable de remarquer que cette xénophobie et discrimination anti-Tutsis ont toujours existé et beaucoup plus politisées à dessein en RDC et surtout à l’Est au Nord et au Sud-Kivu. En effet, c’est connu de tous que, tout Mubembe, Mufulero et/ou Nande désireux de se faire élire pour un poste dans une législature ou tout autre poste politique au niveau provincial et/ou national doit remuer le spectre anti-tutsis congolais qu’il devra faire chasser pour l’Abyssinie via le Rwanda. Les exemples sont légions, ils s’y sont hasardés nombreux, Dieu merci, toujours en vain.

Les données probantes sont là, depuis le génocide de Tutsis en 1994 au Rwanda et ses conséquences qui ont assurément fait l’effet d’ondes de choc dans le Zaïre, car ayant emporté dans les oubliettes de l’histoire le Maréchal et son cortège des cajoleurs (qui câlinent les démons du récidivisme du génocide) ont exacerbé la bipolarisation ethnique Bantou-Nilotique en RDC. Ngbanda, se ressource aisément dans ce magma bouillonnant de la haine contre les Tutsis toujours en ébullition dans la région des grands lacs africains. Il le sait très bien comme tout le monde, mais se plaise facétieusement de faire semble comme si c’est du nouveau dans la région. A malin, malin et demi. 

Pour clore      

Nous sommes un peu trop habitués aux turpitudes d’Honoré Ngbanda. En effet, le monsieur n’est qu’un lion édenté, un tigre qui proclame sa tigritude, au lieu de bondir, disant Wole Soyinka. C’est bien connu que l’audience dans laquelle notre « vrai-faux frère en christ » prêchait ses adeptes s’est effritée comme une peau de chagrin à cause de ses pensées vénéneuses. Au fait, dans sa niche parisienne, bruxelloise ou de Fès au Maroc, il embrigade ses « combattants » parmi les SDF congolais de Paris, de sans-papiers qui ne savaient, ni ne peuvent pas, manier une kalachnikov.

Il est le seul de la mouvance mobutiste à ne pas rentrer au pays presque tous les autres et non les moindres sont rentrés au bercail et ont même pour certains occupé les hautes fonctions d’état en toute quiétude. Lui, il le sait très bien, qu’il est la cible de tout le monde. Raison de plus, qu’il se planquer continuellement. A Wanted ones. Je lui mets au défi de me prouver le contraire.

Toutes ses vociférations sont à prendre comme les derniers soubresauts et râles d’un peureux agonisant. En dorlotant les Sud-Kivutiens notamment les Babembe et les Bafulero en les soulevant encore une fois contre le Banyamulenge ce n’est pas parce qu’il les aime réellement, mais parce qu’ils sont malléables. Cependant, il ignore que c’est de là qu’est venu son fameux « signe indien »[16] qui emportant l’Aigle de Kawele. A Kanihura plus précisément. Surement qu’il ne connait pas le lieu. Par malheur, les mêmes démons qui les inspirèrent avec son satané d’oncle, de donner un ultimatum de 7 jours aux paisibles pasteurs Banyamulenge, lui hantent tant pis pour lui, inlassablement. Dans son opiniâtreté paranoïaque, il n’a jamais compris que les Banyamulenge sont des congolais à part entière et non entièrement à part, qu’ils sont non seulement prêt à mourir pour leur patrie, mais aussi qu’ils savaient combattre pour cette cause. Yaya « Moke ya mboloko maladi té ».      

In fine, le ramener dans sa forêt équatoriale pour voir comment lui et son oncle de Mobutu ont animalisé leurs frères Azandés serait l’unique traitement de choc pour ses épisodiques crises psychonévrotiques et une ultra-électrisante sociothérapie. Sur le Mont Amba au CNPP, il ferait un bon client pour la démonstration des étudiants. En attendant le jugement dernier vers le paradis ou la géhenne ?      

Sé Rumenge Nt. Alain, Maître Ès Sciences de l’Université de Laval Québec/Canada, Lecturer à l’Université et Militants de Lutte pour le droit de l’Homme en Afrique centrale et de l’Est (LDH/ACE)

[1] Mutambo, J., (1997). Les Banyamulenge : qui sont-ils?, d’où viennent-ils?, quel rôle ont-ils joué (et pourquoi) dans le processus de la libération du Zaïre»?, Edition Saint Paul, Kinshasa.

[2] Depelchin, J.M.F., (1974). From pre-capitalism to imperialism: a history of social and economic formations in eastern Zaire, Uvira zone, c.1800-1965, viii, 256.

[3] https://fr.wikipedia.org/wiki/Ngbandi_(peuple), retrieved 25th/march/2020.

[4] Boyeldieu, J, et Diki-Kidiri, M, (1982). Le Domaine ngbandi, Peeters Publishers, 103 p. (ISBN 978-2-85297-149-3)

[5] Op cit.

[6] Pierre Boisselet (2017). RDC : que devient Honoré Ngbanda, l’ex-chef des renseignements de Mobutu ? Edition SIFIJA, Paris.

[7] Boissonnade E., (1990). Le mal zaïrois. Edition Hermès. ISBN : 2866651243. 496 P.

[8] Journal Officiel, (2004). Loi n° 73-021 du 20 juillet 1973 portant régime général des biens, régime foncier et immobilier et régime des suretés telle que modifiée et complétée par la loi n° 80-008 du 18 juillet 1980, 45ème Année, Numéro Spécial, Kinshasa Gombe.

[9] Santi, S., Derive, J., (2003). La communauté. Fondements psychologiques et idéologiques d’une représentation identitaire. Grenoble, CNRS – Maison des Sciences de l’Homme-Alpes. ISBN : 2-914242-10-7

[10] https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/communaut%C3%A9/17551

[11] Idem

[12] Ibidem

[13] Opcit

[14] Ngbanda N, A, H., (1998). Ainsi sonne le glas ! Les derniers jours du maréchal Mobutu.  Édition Gideppe.

[15] Boissonnade E., (1998). Kabila Clone de Mobutu. Edition Moreux, ISBN 2-85112-025-5. 7500, Paris, France.

[16] Ngbanda N, A, H., (1998). Ainsi sonne le glas ! Les derniers jours du maréchal Mobutu.  Édition Gideppe.

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