Bitakwira Met en Garde les « Traitres » : Leurs Jours sont Comptés sur le « Sol Bafuliro »

L’intégralité du discours de Justin Bitakwira qui fait la une des internautes. Son message est en Kifuliro, la traduction en Français reflète largement son point de vue. La traduction vise à faciliter ceux qui comprennent difficilement le Kifuliro à avoir une idée globale de son discours qui mérite une attention particulière parmi tant d’autres car incita non simplement à la haine, à la violence, et au génocide. Il menace plus ceux, Bafuliro qui ne suivront pas sa conception, qu’ils seront aussi visés dans le meilleur délai. Toutefois, comprendre mieux son contenu, exige que quelqu’un ait suivi les récents événements de Mulenge (chefferie Bafuliro), la mort du chef de groupement de Bijombo, Kabarure, le récent passage de Bitakwira à Uvira, les manifestations pogroms) qui eut lieu à Uvira la semaine du 6 Septembre 2021 mais aussi le contexte de violence qui secoue le sud du Sud Kivu depuis 2017. Pour Bitakwira, ce discours n’est pas le premier et fort probable qu’il ne sera pas le dernier.

Intégralité de son message (a lire ici pour vérification) : https://www.dropbox.com/s/fgoyi0kito3uxm6/AUDIO-2021-09-20-07-13-22.m4a?dl=0.

C’est moi Bitakwira Bihonahayi Justin. Je parle à partir de Kinshasa. Je suis entrain de suivre tout ce qui se passe chez-nous (à la maison). Et c’est récemment que j’y étais. La guerre que nous menons avec le Tutsi a pris une vitesse supérieure (de croisière). Ehhh sachez que le combat était entrain d’affaiblir la force de nos voisins dont nos grands-parents et nos parents ont accueilli comme de Banyarwanda, ils ont fait leurs études dans nos familles, ils ont fait l’amitié au modèle du serpent et de perdrix, au point de se retourner contre nous comme quoi ils ne sont plus de Banyarwanda et prirent le nom de Mulenge ; que le Mulenge, c’est là qu’ils ont poussé dans le sous-sol, qu’ils ne sont venus de nulle part autre. Et la langue qu’ils parlent, elle leur a été créée là-bas et qu’ils nous ont accueilli et non pas nous qui leur avons accueilli.

Je suis en train de comparer la situation chez-nous (à la maison) à la situation raciale qu’a connu l’Afrique du Sud qui se dénommait « ubaguzi wa rangi », Apartheid. Les noirs de l’Afrique du Sud, ils se sont organisés, les Steve Biko se sont levés, les Mandelas se sont levés, les Cyrille Ramaphosa qui est aujourd’hui le President de la République se sont levees, il a été le premier à créer le Syndicat COSATU (Congress of South Africans Trade Union)…, ils sont en milliers comme de sauterelles (criquets), et certains de leurs comme Mangosuthu Buthelezi ont accepte de soutenir les Blancs (traitres). Et nous ici, il n’y a pas longtemps, vers les années 1976, c’est la qu’est venue la politique de changer le nom (éponyme), nous étions tous majeurs (on voyait), j’avais 16 ans.

Ici récemment pendant le dialogue qui a eu lieu ici à Kinshasa, de témoins étaient présents, nous sommes arrivés au point de s’affronter, les Tutsi et les Bafuliro. L’un de leur [Tutsi], moi je n’étais pas à la réunion le premier jour du dialogue, je suis venu au deuxième jour. L’un de leurs, il me pointa le doigt disant que Bitakwira est ici, qu’il nous dise, il diffuse de partout qu’il nous a vu venir. Monsieur Bitakwira, tu nous as vu venir ? Nous avons vécu la depuis longtemps, 1700, 1600…je leur avait dit, par mes yeux d’enfance qui n’ont pas encore changé depuis ce temps-là, j’ai vu vos parents, ou vos grands-pères, vos frères ou vous-mêmes, je suis né en 1960 et j’ai vu, je vous ai vu venir avec vos paniers (ibisambagara) aux têtes, paniers. Nous [Bafuliro], nous portons nos marmites par les dos, eux [Banyarwanda] les portent sur la tête. Ces paniers ne sont pas venus dans nos montagnes mais plutôt ils sont venus du Rwanda. Même si vous allez au Rwanda aujourd’hui, vous trouverez les Rwandais portent les paniers sur la tête.

Ici alors, nous sommes divisés en deux parties de personnes. Les uns sont du côté de Mandela, Steve Biko, Cyrille Ramaphosa, et les autres du côté de Mangosuthu Buthelezi qui trahissaient le combat de siens [noirs africains]. Je suis en train de suivre tout le monde qui s’exprime ici [réseaux sociaux]. Je suis dessolé parce que je n’ai pas eu la chance de stopper à Katala/Lemera de mon aller ou retour. Ces gens [Banyamulenge] qui veulent nous confisquer notre terre, ils sont à la tangente [agenouillés], les Mangosuthu Buthelezi Bafuliro [traitres] comme Jean Marie que je suis entrain d’entendre ou Kalingishi (mwami de la chefferie Bafuliro), ils veulent leur donner de l’espoir, les ressusciter, leur donner l’occasion et la force de nous subjuguer (s’asseoir sur nous). Mes chers ! vous êtes en train de dire que le Ministre d’Etat [Alexis Gisaro] n’est pas enivré, il n’est pas malade, il n’est pas fou…, je pense c’est vous qui êtes fous et malades, c’est comme si vous êtes enivrés.

Mes chers, que quelqu’un pense diriger les Bafuliro, les Bafuliro sont des gens qui ont plusieurs catégories. Il y a l’élite, les intellectuels, il y a des sages, il y a des notables, même les chefs, ils sont là aussi. Il y a aussi la population Bafuliro. Qu’on fasse d’abord un referendum, qu’on aille au referendum. Les Bafuliro sont autour d’un million et un million cinq cents personnes au travers le monde. Faisons un referendum. Qui accepteraient que ces Tutsis continuent de nous subjuguer ? Si vous pouvez être a cinq, dix, ou vingt, ce serait un record. Alors, la guerre a pris une ampleur aussi grande [exceptionnelle], nos amis [Banyamulenge] ont déjà mis en place de mécanismes qui leur facilitent de vendre [propager] les narratifs inexistent (imyazi), ils nous disent qu’ils vivent à la Maison Blanche aux Etats Unis, ils sont partout, à Londres et je ne sais où. Nous aussi, nous sommes éveillés, la diaspora Bafuliro, je crois, nous avons passé toute cette journée entrain de nous consulter (appeler) au travers le monde. Comment nous allons nous tenir devant cette situation.

Et celui qui se dit qu’il représente les Bafuliro et passe a l’encontre de la volonté de Bafuliro sans qu’il ait au préalable consulté (demandé), cette personne ne mérite même pas être le chef d’avenue. Cette personne, ne mérite même pas être le chef d’avenue. Nous ne disons pas que nous sommes en train d’expulser le Tutsi au Congo, non. Les Tutsi doivent revenir à l’histoire qu’ils ont falsifié. Que l’histoire soit comme elle a toujours été, comme ils l’ont trouvé. Qu’ils arrêtent de mentir au monde, mentir au monde entier.

Alors, si le Ministre Lubota a donné son avis, il n’a pas dit en qualité de Ministre. Il s’est exprimé comme Lubota qui donne son propre avis qui peut ne pas plaire à tout le monde. Celui qui le trouve mauvais ou bon, chacun a ses raisons. C’est de cette façon que nous sommes en train de penser que dans deux ou trois mois à venir, tout membre de la communauté Bafuliro où qu’il se trouve, nous devons faire une rencontre, qu’on se mette assis même s’il s’agirait à Mulenge. Laissons de côté Lemera qui se fait humilier (pisser dessus) par le passage de ces gens [Banyamulenge qui avait été invités par le mwami Kalingishi]. Qu’on se pose de questions, d’où venons-nous, où sommes-nous actuellement, où est ce que nous sommes en train d’aller ? D’où venons-nous, où sommes-nous actuellement, où est ce que nous sommes en train d’aller ? Qui nous dirigent ? quelle est la tendance de ceux qui nous dirigent ? ont-ils la tendance [vision] de nous sauver ou de nous exposer à l’extermination ? Ceci doit être le combat mais aussi l’agenda de notre discussion.

Alors, toi Jean Marie, tu dois choisir ton camp. Si tu penses que nous devons exister, nous y irons dans le même camp. Si tu crois le contraire et tu dis que toi tu as leur sang [Banyamulenge], je cache [possède] leur sang en moi, je me dissimule simplement chez le Bafuliro mais j’ai leur sang, tu dois alors faire ton choix et suivre ces gens. Mais, sur un million cinq cents âmes de Bafuliro, si vous trouvez vingt ou trente [qui vont vous rejoindre] avec vos amis, le Muhivwa et les autres, ce sera un record. Ça sera un record. Ehhhh, mes chers, quelqu’un te pisse sur la tête, tue les prêtres, tue les pasteurs, te fait porter son chapeau comme bagage, te fait porter son bâton comme bagage… Ils [Banyamulenge] sont en position de faiblesse, vous êtes de ceux-là qui veulent leur donner cette force encore. Nous disons NON ; disons NON. Nous disons NON. Toute personne qui veut un couloir pour que ces personnes reviennent s’asseoir sur nous [dominer], comme ils l’ont fait dans le temps ; ils sont en position de faiblesse, ils sont en train de négocier en position de faiblesse, ehhhh.

D’ailleurs ces jeunes qui les ont chassés [Banyamulenge] à Lemera, nous leur devons un coup de chapeau, saluer leur bravoure. S’ils sont enfants, femmes ou hommes, je ne suis pas sûr. Alors, vous devez faire un examen de conscience mon cher Kagombe, vous qui êtes à Lemera, faites un examen de conscience. Vous êtes de quelle partie, de quel camp, qu’est-ce que vous voulez ; et quel est votre objectif. Quel est votre objectif ? Celui qui dirige les gens, doivent les suivre. Là qu’ils se dirigent, c’est là qu’il doit aussi se diriger. S’il ne va pas là où la majorité se dirige, son leadership prend fin. Son leadership va s’auto détruire. Si Dieu ne maudit pas leur leadership, les hommes (sa population) vont le maudire. Si Dieu ne maudit pas leur leadership, les hommes (sa population) vont le maudire ; vont le maudire.

Son discours lors de son récent passage à Uvira.

C’est ça notre combat. Le combat qu’à mener les noirs Sud-Africains contre les Blancs [Apartheid]. Ces gens que vous avez hébergés là-bas [Lemera], ils sont pour la plupart venus de Bwegera et certains venus de Kinshasa et d’autres peu nombreux venus de montagnes car ils ne sont plus nombreux dans les Hauts Plateaux, à Kifuni peut-être, mais je ne sais plus. Et si vous divisez le Bafuliro en deux parties, vous voulez nous défaire de la guerre. Mais si vous allez de notre côté et que vous êtes de vrais Bafuliro, nous allons trouver un compromis [aller dans la même direction]. Mais s’il y a encore de Bafuliro, qui croient, comme le dit l’autre [non cité] qui affirme que vous êtes Bafuliro par la grâce de Dieu, nous vous avons adopté, ne hausser pas alors vos têtes ni vos voix comme quoi Jean Marie a déjà dit et que tout le monde doit se taire car Jean Marie s’est déjà exprimé. Qui est-il ? qui est ton grand-père ? Qui est ton grand-père ? où est ta tante ? où est ta grand-mère ?

Ne pensez pas que ce combat que nous appartient à une seule personne. Non, nous sommes tous dedans. Si nos amis [Banyamulenge] veulent vivre comme ils vivaient avant, qu’ils acceptent le nom que Dieu leur avait donné, qu’ils sont Banyarwanda, là cava. Au contraire, s’ils se considèrent de la manière dont les Tutsi dédaignent les Hutus au Rwanda, ils ont traversé ici chez-nous pour nous mépriser comme ils le font pour les Hutus, nous ne sommes pas de Hutus. Nous nous sommes de Bantu, de Bantus. Je voulais insister, que ca soit les Naluvumbu, Matate, ou Lubota, ou quelqu’un d’autre, tout un chacun ayant le sang Kifuliro, le vrai sang, a l’unanimite, ces gens [Banyamulenge] doivent s’agenouiller, demandent pardon, et tout ce qu’ils ont fait au Cong, qu’ils demandent pardon, qu’ils disent que nous allons nous comporter comme d’autres congolais, et non comme des esclavagistes, qui sont venus appliquer l’esclavagisme ici chez-nous. La, nous ne sommes pas d’accord.

Quand nous voulons nous exprimer, quelqu’un dit « nous allons porter plainte ». Ces Bitakwira, Matate, Naluvumbu, nous allons le traduire en justice ». Ils vont nous traduire en justice, qu’est-ce que nous avons fait ? Le mensonge va triompher à la vérité. Où avons-nous vu le mensonge triomphe sur la vérité ? Qui ne connait pas qu’ils sont Tutsi, Banyarwanda ? que les parents et les grands-pères de certains d’entre-eux sont venus du Rwanda ? Qui ne le connait pas ? Je vous donne un seul exemple : en 1972, faisant mes études à Kibungo (à vérifier si le mot est bien épelé] en 5e année primaire, ces Banyarwanda venus du Rwanda se sont installés à Kanyovu. Il y avait un monsieur du nom de Camille Rwemayire. Il y a ceux qui le connaissent. Il n’y a pas longtemps, un Tutsi me disait que je ne dois pas opposer les gens. Je lui ai dit, renoncer à ce nom [Banyamulenge] que vous avez ramassé par terre (miazi) et que vous vous appelez aujourd’hui. Ce Rwamayire qui est venu en 1972, il est actuellement le chef de Banyamulenge. Je l’ai vu venir en 1972, avec mes propres yeux.

Ils disent aux Blancs que nous avons été les premiers occupants. Comment avez-vous été les premiers occupants ? que vous avez 400 villages. Où avez-vous eu ces villages ? les villages Bafuliro. Ils sont en train de changer les noms de collines (montagnes) et ainsi dire Gi Gi, Gihembe, Gitembe, Gitona, Gi, Gi… des noms mystérieux. Mais ils sont ici à Kinshasa. Les avez-vous déjà entendu dire que Kinshasa et Ginshasa ? Avez-vous entendu un Munyarwanda dire que je suis à Ginshasa ? Avez-vous déjà entendu un Munyarwanda qui est à Kamina dire qu’il est à Gamina ? Avez-vous déjà entendu un Munyarwanda qui est à Kitona dire qu’il est à Gitona ? Il s’est installé à Kisangani et venir dire qu’il est à Gisangani. Qu’est ce qui nous distrait (nous sommes en quoi ?) ? Qu’est ce qui nous distrait ? Reflétez-vous dans un miroir. Reflétez-vous dans un miroir.

Vous allez vous retrouvez entrain de revenir à Lemera avec une main sur la face ! Nous allons bientôt vous identifier et savoir qui est qui. Comment s’est-il retrouvé ici, il est venu d’où ? où se trouve son grand-père ? où se trouve sa tante, où se trouve son neveu, où se trouve sa grand-mère ? C’est simplement dans cette optique que nous allons vaincre cette guerre. Les Mangosuthu Buthelezi sont nombreux entre-nous. Quand je revenais récemment d’Uvira et je l’ai au Président [de la République], comment êtes-vous en train de promouvoir ceux-là qui ont exterminé les nôtres (les personnes) et vont revenir chez-nous comme des héros ! on me dira non, c’est la jalousie. Non mes chers, l’histoire est forte, l’histoire est têtue. L’histoire est têtue. Vous avez exterminé les gens. Vous êtes venu à Kinshasa en catimini, et alors vous allez descendre là (chez-nous) comme héro. On m’a donné ce pouvoir (bidalari), ce pouvoir de Bafuliro ou de Bavira ?

Nos amis aussi Bavira. J’ai entendu des audios ici et là qu’ils se sont déjà réconciliés avec les Barundi et Batutsi en plaine qu’ils vont combattre le Bafuliro. Où sont-ils aujourd’hui ? Ce n’et pas eux [Bavira] qui sont aujourd’hui victimes, qui se font couper les oreilles ? Uhhhh. Tu es en train de dire que Lubota, comme Ministre, comme Excellence, comment peut-il donner ce message ? Son collègue Tutsi [Gisaro Alexis] n’était pas à Bukavu ? Il n’était pas allé introniser le mwami de Bijombo ? où étais-tu ? Tu as pu oser ? Tu as pu oser ? Tu oses parce qu’un Mufuliro [Lubota] a dit. Tu oses parce qu’un Mufuliro a dit. Je ne connais même pas qui tu es. Là, il y a un problème très dangereux. Vous avez touche dans l’œil de de Bafuliro. Et le sang de Bafuliro chauffe. Cette colère que nous avons, c’et contre vous. Et si vous continuez dans ce schema, vous allez fuir le Bufuliro. Lubota n’est pas seul, Naluvumbu n’est pas seul… Partout où il y a un vrai, un vrai Mufuliro, Mufuliro de sang, chacun est debout. Chacun est debout.

J’ai su comprendre aussi tu demandes où allons nous emmener les Batutsi ? pourquoi ne pas commencer par ceux qui sont à Kinshasa, qui sont de généraux et d’autres de colonels. Qu’ils allaient faire leur armée, être de généraux à Kinshasa, à Bandundu ou en Equateur, ou à Matadi, Kongo central. Ahhh, toi tu ne suis pas leurs audios ? Ils disent que nous avons aussi changé le nom. Que nous avons été, ils disent nous avons été Bafulero. Avons été une fois Bafulero ? Nous Bafulero ? En Kifuliro, personne ne se dit être Mufulero, NON. Nous disons, nous sommes Bafuliro, c’est la Linguistique. N’importe quelle personne qui a fait des études fortes, l’université par exemple, ils savent que nos parents, nos tantes, nos grands-pères quand ils nous enseignaient le Kifuliro, ils ne disent jamais qu’il s’agit de Kifulero. Non, c’est de la Linguistique, pure et simple.

Le combat a pris une vitesse supérieure. Celui qui va à l’encontre de ce combat, qu’il soit Jean Marie, Kalingishi, …ou n’importe qui, ses jours sont comptés sur le territoire de Bafuliro. Je termine.

NTANYOMA R. Delphin

PhD Researcher in Conflict Economics

The Institute of Social Studies/

Erasmus University Rotterdam

Twitter: https://twitter.com/Delphino12

Blog: www.easterncongotribune.com

 

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PhD fellow @ErasmusUnivRotterdam/ISS: Microeconomic Analysis of Conflict. Congolese, blogger advocating 4r Equitable Redistribution of Ressources & national wealth as well as & #Justice4All #DRC In the top of that, proud of being "villageois"

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